
La bonne nouvelle de cette histoire, d’ailleurs il n’y en a pas de mauvaise, c’est que paternel et moi nous re parlons et nous re voyons. C’est mieux qu’au Club Med. Paternel par son enthousiasme galvanisé m’a expliqué qu’il avait une amie et qu’il me la présenterait. Ce à quoi j’ai répondu sans mentir que cela me plairait beaucoup.
Bon c’est vrai je me demande comment elle est ! Maintenant que je sais qu’elle existe. Je ne parle pas d’un aspect physique, ça je m’en fiche complètement. Je me demande si elle est sympa, enjouée, intelligente et drôle. Quels sont ses centres d’intérêts, son job, comment sont ses amis, est ce qu’elle cuisine (nan là je rigole, je m’en tape qu’elle cuisine !)… Bref, bref, bref ça tourne dans ma petite tête… Et puis il y a l’Autre grande question : comment je vais être moi. Je veux dire le jour J le jour où je vais la rencontrer.
C’est presque pire qu’un premier rencard. Evidemment il y a quelques différences. Mais je stresse. Si ça a lieu pendant que je suis enceinte je suis au moins certaine de ne pas avoir l’haleine de quelqu’un qui s’est enfilé un p’tit coup de blanc pour se donner du courage (non pas que je n’en ai pas envie, ou que ça m’ennuie, mais d’avance je me sens tendue…). Comment plaire à la femme qui est avec mon père alors que je n’ai connu que ma mère ? 35 ans, bientôt 36 d’un amour maternel envahissant, fort et … si énorme que j’ai eu du mal à dégluer ! Entre papa et maman ce n’était plus l’amour visiblement. Maintenant qu’il y a une autre femme qui aime papa, est-ce qu’elle va m’apprécier ? Ah ben oui je vois venir : t’es pas obligée de te faire aimer. Ben nan, merci ! J’ai mis des années à arrêter de dire oui à tout bout de champ pour qu’on m’aime bien. Il ne s’agit pas de ça… Il s’agit d’envisager sérieusement de passer de bons moments avec papa et la dame. D’abord pour papa, c’est important pour lui. Puis pour ma famille et moi. C’est important pour nous et pour moi. Si elle n’aime que les blondes, cathos, archi coincées qui ne rigolent pas, si elle n’aime que les matheuses, si elle déteste Joyce Carol Oates, si elle ne jure que par le pump en salle et les sacs Vuitton…. Bon ok, d’abord je digresse je reparle d’elle j’aurais du le faire au paragraphe précédent, ici c’est hors sujet (on a tuer mon français, je posterai pour expliquer, donc je montre que je suis pas si nulle que ça J). C’est moi dont il s’agit ici. Vous l’aurez compris ou vous le savez je suis gravement brune (en ce moment et pour de vrai aussi, donc dedans), assez agnostique, plutôt délurée en apparence, j’aime me marrer, je suis nulle en maths, JC Oates vous savez, le pump en salle bof et Vuitton je les préfèrerais en fondation (pas d’immeuble, pour donner leurs sous, suivez un peu !).
Alàlàlà, chacun est comme il est ! Toujours est-il que je ne sais même pas comment je vais m’habiller pour cette première fois (clic d’où le titre, bravo vous êtes intelligents je le savais).
Mon déjeuner de débutante. Oui, je sais je suis une belle mère. Une marâtre, même… Mais ma belle fille n’a pas été introduite auprès de ma personne de cette façon. Je connaissais mes bozenfants avant d’être leur marâtre (je dis pas que c’est plus simple, et précise que je n’étais pas la baby-sitter pour couper court aux rumeurs de ceux qui ne savent pas).
Alors maquillage léger, pantalon noir et petit pull. Jupe longue (courte ça fait salope), col roulé noir, bottes et rouge à lèvres ? Je ne sais.
Je suis certaine qu’il existe de Jean Jacques Goldman (Tiens le mec de la femme d’Eric, il crie Jean Jacques en hyper aïgu quand il voit Jean Jacques Goldman)* une belle chanson à ce sujet.
Allez, allez je cours (comme je peux avec mon bide) à
* D’ailleurs c’est un naze intégral ce mec j’en suis certaine.












